Bilan-Faim 2026 | L’aide alimentaire sollicitée plus souvent, signe d’une précarité grandissante

L’insécurité alimentaire persiste à un niveau préoccupant dans la région. Selon le Bilan-Faim 2026, plus de 6 400 personnes différentes ont recours chaque mois aux services du réseau de Moisson Beauce, pour un total de près de 28 000 demandes d’aide alimentaire, une augmentation de 42% en cinq ans. Ces résultats témoignent d’une précarité grandissante et d’une pression persistante sur les organismes sur le terrain.
Les faits saillants du Bilan-Faim 2026
Les voyants continuent d’être au rouge pour notre région dans le Bilan-Faim 2026 :
• Près de 28 000 demandes d’aide alimentaire sont répondues chaque mois, soit une augmentation de 42% en cinq ans
• Plus de 6 400 personnes différentes par mois ont recours à notre réseau
• 34% des personnes aidées sont des enfants
• Plus de 8 ménages sur 10 vivent en logement
• Près du quart des personnes qui font une demande d’aide sont à l’emploi
• Près de la moitié des bénéficiaires sont des adultes vivant seuls
Les services de notre communauté fortement sollicités
Les résultats du Bilan-Faim mettent en lumière une réalité préoccupante : plusieurs personnes doivent multiplier les recours aux services d’aide alimentaire pour répondre à leurs besoins. Paniers alimentaires réguliers et d’urgence, cuisines collectives, frigos-dons et repas communautaires deviennent des ressources essentielles pour les personnes et les familles en situation de précarité. Les maisons d’hébergement n’échappent pas à cette réalité et sont également fortement sollicitées.
« Le panier d’aide alimentaire demeure une aide essentielle, mais pour plusieurs personnes, il ne suffit plus. Elles doivent se tourner vers d’autres services, parfois plusieurs fois dans le mois. C’est un signe préoccupant de l’appauvrissement des ménages. En cinq ans, nous sommes passés de 19 600 à près de 28 000 services offerts mensuellement, soit une hausse de 42%. Cette réalité démontre à quel point les besoins demeurent importants. » - Marie Champagne, directrice générale de Moisson Beauce.
Cette réalité se manifeste notamment Au Bercail, organisme accrédité à Moisson Beauce, qui offre des services d’hébergement et de repas communautaires à Saint-Georges.
« Pour le service de repas communautaires du Bercail (soupe populaire), il y a eu une augmentation du nombre de repas total servi et ce, malgré une augmentation moins significative du nombre de personnes différentes fréquentant le service. On peut donc conclure que les femmes et les hommes qui viennent au service de L’Assiettée sont venus plus souvent que l’année précédente. » - Sarah Bellemare, coordonnatrice développement, communications et philanthropie de l’organisme Au Bercail.
De plus en plus de travailleurs ont recours à l’aide alimentaire
Le Bilan-Faim 2026 révèle également une statistique inquiétante et persistante du visage de l’insécurité alimentaire, alors que de plus en plus de personnes qui travaillent ont recours à l’aide alimentaire. Le quart des ménages bénéficiaires a comme principale source de revenus un emploi.
Ce constat rappelle les défis liés au contexte économique actuel. La faim ne touche plus uniquement les personnes sans emploi ou en situation d’extrême précarité, elle frappe désormais un nombre croissant de travailleurs qui ne parviennent plus à couvrir leurs dépenses essentielles. Pour ces travailleurs et leurs familles, le coût du logement, de l’alimentation et des autres dépenses essentielles laissent de moins en moins de marge de manœuvre. Le recours à l’aide alimentaire devient alors une nécessité pour certains pour maintenir un équilibre financier déjà fragile.




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